Bolivie

Les déserts de l'Altiplano

L’Altiplano bolivien s’étend sur 1 500 km dans la cordillère des Andes. Situé entre 3 500 m et 5 000 m d’altitude entre deux chaines de montagnes constituées de volcans dépassant les 6 000 m, dont beaucoup sont actifs. Constitué de paysages désertiques de sable et de pierres, jalonné par de multiples lagunas (lacs salés) aux couleurs incroyables dont certains sont encore inexplorées, traversé par des pistes chaotiques ne laissant pas la place au hasard, balayé par les vents et sous un soleil de plomb, l’Altiplano bolivien reste une aventure magique qui procure un dépaysement total.

 

Les lagunes de l'Altiplano

Curiosité de la nature

Lacs salés d’altitude

La formation des Andes provient du double relèvement de l’écorce terrestre qui a emprisonné une partie de l’océan. La lente érosion et l’évaporation a laissé place à des lagunes salées appelées Salar. Les minéraux ont colonisé ses eaux pour leur donner des couleurs variées et les enrichir en nutriments qu’affectionne une faune très riche, notamment les colonies de flamands. Composées également de Borax, ou borate de sodium hydraté, certaines lagunes sont la source d’une production destinée à l’industrie chimique. Elles constituent un véritable paradis dans ces paysages irréels.


L'activité volcanique

Les marmites de Manana

Sur une autre planète

Les sommets andins sont constitués essentiellement de volcans dont beaucoup sont actifs, créant des zones où l’activité est intense. A l’image de Sol de Manana, vaste zone située à 5 000m d’altitude où affleurent des marmites bouillonnantes laissant échapper  des vapeurs sulfurées caractéristiques. Une vision tout en couleurs de cet univers minéral mêlant curiosité, admiration et fascination. Néanmoins, il ne faut pas se fier à la fausse tranquillité du lieu, la prudence est recommandée d’autant que l’altitude altère le discernement et la sécurité. 


Desert de sable & de pierres

Desert de Dali & Siloli

Comme une toile de DALI

La longue traversée de l’Altiplano sur les pistes d’altitudes, de ses étendues désertiques de sables et de pierres aux formes diverses sculptées par les éléments, constitue une aventure dans un monde surréaliste, une évasion du corps et de l’esprit.  Le sentiment d’éloignement est grandissant et nous rappelle la relation de l’infiniment grand à l’infiniment petit. Un désert succède à un autre désert, des sommets cachent d’autres sommets, le parcours semble ne jamais finir dans cet univers minéral de toute beauté.


Desert de sel

Salar de Uyuni

Le grand désert blanc

Le salar de Uyuni, situé à 3 650 m d’altitude, résulte de l’assèchement d’une mer intérieure voilà plus de 15 000 ans. Sa superficie de 150 km de long sur 100 km de large et d’une épaisseur allant jusqu’à 120 m en font le plus grand désert de sel au monde. Innondé à la saison des pluies et sec à la saison sèche, son aspect et sa couleur changent selon les saisons. Il recèle une richesse très convoitée car il détient à lui seul plus de la moitié des réserves mondiales de lithium. Sa traversée semble simple et aisée, mais s’y hasarder demande de l’expérience.


Vestiges précolombiens

Civilisations anciennes

L’Héritage Incas

Les Andes recèlent de vestiges de civilisations passées qui ont laissé leurs empruntes tout au long de l’histoire. Autour du Salar de Uyuni, une visite sur le site de Ayque, cité habitée à l’époque précolombienne dominant le salar, nous fait découvrir les vestiges d’une civilisation organisée, hiérarchisée et dominatrice  tournée vers l’agriculture et l’élevage, regroupée et solidaire. Les rites et coutumes notamment funéraires, abondent et son communs aux pays andins.


Les animaux emblématiques

Ocuupants des hauts plateaux

Indispensable à l’écosystème

De la famille des camélidés, les lamas, les guanacos et les vigognes sont les plus connus et facile à repérer. Leur laine est très recherchée, celle de la vigogne est la plus chère au monde, la viande de lama et de guanaco est nourricière tout comme leur lait. Leur laine sert à la confection des vêtements. Seul les lamas sont domestiqués, les autres sont à l’état sauvage. Les lagunes sont le refuges de colonies de flamands des Andes, de James et du Chili qui trouvent dans ces eaux saumâtres peu profondes une nourriture abondante. Il existe aussi d’autres espèces plus rares et difficile à voir comme le viscache, ce gros rongeur ressemblant à un gros lapin avec une longue queue.


Activité humaine

Un autre désert

L’artisanat prédominant

La faible densité de population est regroupée au sein de villages et des villes minières. Mise à part la forte industrialisation de l’exploitation minière génératrice  d’emplois  (les sols étant très riches en minerais de cuivre, d’argent, de borax et surtout de lithium), l’artisanat et l’agriculture restent encore très développés. Le tourisme est une ressource qui profite à de grands groupes. La population semble vivre paisiblement sur ces hauts plateaux et pratiquent un petit commerce de subsistance.